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ASSOCIATION DES POMPIERS PROFESSIONNELS DE QUÉBEC

 

   

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Orientation ministérielle

Nous vous présentons les recommandations contenues à l'intérieur des Orientations
du Ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité incendie

Il est important de distinguer deux éléments très importants :

  • Le déploiement des ressources pour débuter une attaque initiale
  • Le déploiement de la force de frappe

Il est aussi important de bien comprendre que la force de frappe se compose du personnel affecté aux opérations de sauvetage et d'extinction, des débits d'eau nécessaires à l'extinction de l'incendie ainsi que des équipements d'intervention, dont plus particulièrement ceux destinés au pompage et, s'il y a lieu, au transport de l'eau. C'est la raison pour laquelle le nombre de pompier minimum requis passe à 10 pompiers.

 

Déploiement des ressources d'intervention en fonction du temps de réponse
pour une attaque intérieure dans un bâtiment constituant un risque faible

Temps de réponse Ressources d'intervention
4 pompiers | 1 150 litres/minute | Une autopompe
Moins de 5 minutes Délai favorisant l'efficacité de l'intervention
Entre 5 et 10 minutes Délai compatible avec une intervention efficace
Entre 10 et 15 minutes Délai préjudiciable à l'efficacité de l'intervention
Plus de 15 minutes Délai préjudiciable à l'efficacité de l'intervention

 

Déploiement de la force de frappe en fonction du temps de réponse
pour un bâtiment constituant un risque faible

Temps de réponse Ressources d'intervention
10 pompiers | 1 500 litres/minute | Une autopompe
Moins de 5 minutes Délai favorisant l'efficacité de l'intervention
Entre 5 et 10 minutes Délai favorisant l'efficacité de l'intervention
Entre 10 et 15 minutes Délai compatible avec une intervention efficace
Plus de 15 minutes Délai préjudiciable à l'efficacité de l'intervention

 

Ces deux tableaux indiquent ce que l'on souhaite atteindre comme niveau de protection :
  • procéder au sauvetage de personnes à l'intérieur du bâtiment en flammes;
  • confiner l'incendie à l'intérieur de sa pièce d'origine;
  • confiner l'incendie à l'intérieur de son lieu d'origine.

Une intervention réunissant les ressources minimales mentionnées au tableau,
et effectuée suivant un temps de réponse :

  • favorisant l'efficacité, devrait permettre, s'il y lieu, le sauvetage de personnes
    restées prisonnières à l'intérieur d'un bâtiment en flammes;
  • compatible avec une intervention efficace présente théoriquement toutes les chances
    de se solder par le confinement de l'incendie à l'intérieur de sa pièce d'origine;
  • préjudiciable à l'efficacité ne permet généralement pas d'espérer mieux que
    de confiner l'incendie à l'intérieur de son lieu d'origine.

En d'autres termes, les municipalités doivent déterminer, pour chacune des catégories de risques concernées, la force de frappe minimale qu'elles sont en mesure de déployer et le temps de réponse qu'elles peuvent atteindre en situation ordinaire, c'est-à-dire dans une pluralité de cas réunissant des conditions normales. L'établissement de cette force de frappe devrait, autant que possible, prendre appui sur les normes généralement reconnues, de manière à favoriser des interventions efficaces sans pour autant compromettre la sécurité des personnes en cause, y compris les pompiers.

De manière générale, il apparaît légitime de s'attendre à ce que les ressources acheminées au lieu d'un incendie soient plus importantes si le risque est plus élevé, les tâches à effectuer étant plus nombreuses ou plus complexes et  les difficultés associées à l'intervention requérant alors une expertise ou des équipements spécialisés (ex. : appareil d'élévation).  Une attention particulière devrait être apportée aux bâtiments situés à l'intérieur des périmètres d'urbanisation, en raison notamment des dangers de conflagration que la localisation de tels risques peut représenter dans ces endroits.

 

Classification des risques

Catégorie Description Type de bâtiment
1 - Risques faibles
  • Très petits bâtiments,
    très espacés
  • Bâtiments résidentiels,
    de 1 ou 2 logements,
    de 1 ou 2 étages, détachés
  • Résidences unifamiliales détachées,
    de 1 ou 2 logements, chalets,
    maisons mobiles, maisons de chambre
    de moins de 5 personnes.
2 - Risques moyens
  • Bâtiments d'au plus 3 étages
    et dont l'aire au sol est d'au plus 600 m2
  • Résidences unifamiliales attachées
  • Immeubles de 8 logements ou moins
  • Maisons de chambres (5 à 9 chambres)
  • Petits commerces et services
    (1 à 2 étages, moins de 600 m2)
3 - Risques élevés
  • Bâtiments dont l'aire au sol est de plus de 600 m2
  • Bâtiments de 4 à 6 étages
  • Lieux où les occupants sont normalement aptes à évacuer
  • Lieux sans quantité significative de matières dangereuses
  • Centre commercial (plus de 600 m2)
  • Établissements d'affaires
  • Immeubles de 9 logements
    ou plus, maisons de chambre
    (10 chambres ou plus)
  • Motels
  • Établissements industriels du Groupe F, division 2 (ateliers, garages de réparation, imprimeries, stations-service, etc.),
    bâtiments agricoles
4 - Risques très élevés
  • Bâtiments de plus de 6 étages ou présentant un risque élevé de conflagration
  • Lieux où les occupants ne peuvent évacuer d'eux-mêmes
  • Lieux impliquant une évacuation difficile en raison du nombre élevé d'occupants
  • Lieux où des matières dangereuses sont susceptibles de se retrouver
  • Lieux où l'impact d'un incendie est susceptible d'affecter le fonctionnement de la communauté
  • Établissements d'affaires, édifices attenants dans des vieux quartiers
  • Hôpitaux, centres d'accueil, résidences supervisées, établissements de détention
  • Centres commerciaux de plus de 45 magasins, hôtels, écoles, garderies, églises
  • Établissements industriels de groupe F, division 1 (entrepôts de matières dangereuses, usines de peinture, usines de produits chimiques, meuneries, etc.)
  • Usines de traitement des eaux,
    installations portuaires.

Source : Orientations du Ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité incendie. Québec, Mai 2001